Les rongeurs sont faits comme des rats

Les communes n’y sont pas obligées mais certaines mettent un point d’honneur à tout faire pour exterminer les nuisibles. C’est là que David L’Hermitte intervient…

David L'Hermitte, La CAMDA

David L’Hermitte exerce son métier avec plaisir depuis deux ans.

Aujourd’hui à Cheniers, demain dans une autre commune… David L’Hermitte en couvre quarante-deux dans le département. Il est technicien hygiéniste à La CAMDA. Entendez par là qu’il traque les rats et autres bestioles qui pourrissent la vie des habitants des villages, « sur-tout là où il y a des élevages ». Ce n’est pas une obligation de la part des municipalités, mais pour le bien-être de leurs administrés, certains maires choisissent d’établir un contrat annuel avec La CAMDA, une entité de la Fédération Départementales des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) de la Marne, qui propose, entre autres, la dératisation.

C’est le cas de la petite commune de Cheniers qui fait la chasse aux rongeurs depuis trente-cinq ans. Et ça paye, car, quand David L’Hermitte vient faire un contrôle dans le village, il n’a que très rarement à intervenir. « J’ai fait une dératisation entière le 28 janvier, explique le techni-cien hygiéniste, il y avait quelques souris mais pas de rats. Aujourd’hui, je suis simplement venu contrôler. Si les gens ont eu des soucis, ils seront venus le signaler en mairie. » Mais personne n’est venu… Plutôt bon signe.

Avis de passage

La dératisation entière (fermes, élevages et particuliers) se pratique entre novembre et mi-février, période durant laquelle les rongeurs cherchent à se mettre au chaud et viennent grignoter tout ce qui leur passe sous le museau. « La CAMDA prend un rendez-vous avec la mairie. Une fois la date fixée, le maire prévient les habitants par courrier que je vais passer. »

« Les produits sont dangereux, il est préférable qu’ils soient manipulés par un professionnel »
David L’Hermitte

Le problème, c’est que les gens travaillent. Ils peuvent donc être absents. Qu’à cela ne tienne, David L’Hermitte glisse un avis de passage dans la boîte aux lettres. Ainsi, les personnes qui en ont besoin peuvent aller chercher le raticide en mairie, « mais c’est toujours mieux que ce soit fait par un professionnel ».

« Dans les fermes, c’est différent, précise le technicien, on demande le droit de traiter, on traite et si les professionnels ne sont pas là, on leur laisse les produits qu’ils connaissent et savent utiliser. »

Des produits qui restent dangereux et qu’il faut manipuler avec précaution. Ainsi, les particuliers reçoivent des petits sachets que les rats iront dégrimoner et auxquels les animaux domestiques ne feront pas attention. En revanche, dans les exploitations, le produit est en vrac et à répandre sur les points stratégiques.

Comme personne n’est venu en mairie de Cheniers, c’est donc, que tout va bien, David L’Hermitte passe dans le hangar pour vérifier le stock de raticide. « Voilà, je remets un sac pour les rats et un pour les souris »

Une organisation bien rodée qui permet à la petite commune de préserver ses habitants de rongeurs « très rusés » qui volent des œufs, attaquent les volailles pour se nourrir, pire, peuvent transmettre la leptospirose…

« Après, je ne suis pas magicien, sourit David L’Hermitte, il faut continuer de bien entretenir. » Et faire marcher le bouche à oreille pour que toutes les communes adhèrent au principe de précaution. Car celles qui prennent soin de faire traiter leur territoire peuvent malheureusement recevoir la visite de rongeurs des villages voisins…

Bénédicte Tisserand
Source : Journal L’Union du 22 mai 2016 – Châlons et sa région

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